Lexique | La Boudeuse
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Lexique

Lexique tiré du glossaire du tome 1 de « La grande aventure de La Boudeuse » – Editions Plon – 2008

Adonner – Brion

  • Sans-titre---68Adonner : se dit du vent lorsqu’il passe de l’avant vers l’arrière du navire, ailment rendant son allure plus portante. A l’inverse, cure on dit que le vent refuse lorsqu’il passe de l’arrière du navire vers l’avant.
  • Affourcher : manœuvre qui consiste à mouiller les deux ancres du navire en V sur une ligne perpendiculaire au vent ou au courant.
  • Amure : l’un des trois points de fixation d’une voile (sauf pour les voiles carrées) avec celui de l’écoute et de la drisse. Le point d’amure est le plus bas et le plus au vent. Les expressions « bâbord amure » et « tribord amure » signifient que le vent vient de la gauche du navire ou de sa droite.
  • Artimon : Le mât le plus en arrière d’un trois-mâts. La voile principale de ce mât porte le même nom. Si ce mât est placé en arrière du gouvernail (généralement sur de petits bateaux), il ne s’appelle plus un artimon mais un tape-cul.
  • Aussière : cordage de fort diamètre servant à l’amarrage du navire. Sur La Boudeuse, les aussières sont surdimensionnées à peu près au double du nécessaire, soit 50 mm de diamètre, pour parer à tous les dangers à quai.
  • Photo 18Beaufort : terme de mesure de la force du vent sur l’échelle du même nom qui porte 12 niveaux de graduation, du calme plat à la tempête (10 Beaufort) et au-delà (12 pour l’ouragan). Beaufort est le nom de l’inventeur de cette échelle de mesure. La vitesse du vent peut aussi se mesurer en nœuds, en mètres/seconde ou en km/h.
  • Beaupré : mât oblique et fixe de l’avant du navire prolongeant l’étrave. Il peut être augmenté (ou remplacé) par un bout-dehors, partie de mât amovible. C’est sur ce mât de beaupré que sont amurés (fixées) les voiles d’avant (3 sur La Boudeuse, clin foc, foc et trinquette)
  • Bosco : maître de manœuvre (à ne pas confondre avec « chef de manœuvre », officier responsable des manœuvres de voiles). Sur La Boudeuse, le bosco est le responsable du gréement et de l’ordonnancement du pont.
  • Bossoir : potence double saillant à l’extérieur du navire pour la fixation d’une embarcation et permettant de la hisser comme de la descendre à l’aide de cordages passés par une série de poulies. Sur La Boudeuse, les deux embarcations en service permanent se trouvent au « bossoir arrière » pour la principale (canot « Commerson » – du nom du botaniste qui accompagnait Bougainville dans son tour du monde) et, pour la secondaire (canot « Véron », du nom de l’astronome qui accompagnait aussi Bougainville) sur l’un des deux berceaux en forme de ber (celui de tribord) qui sont situés de part et d’autre du navire dans sa partie centrale. Le canot « Véron » doit être mis à la mer à l’aide d’un mât de charge. Il existe aussi des bossoirs d’ancre sur certains types anciens de navires.
  • Bras de vergue : cordage (manœuvre courante) servant à brasser une vergue, c’est à dire à faire pivoter cette dernière autour du mât (sur laquelle elle est fixée perpendiculairement) en fonction des nécessitées du vent ou de la manœuvre. Chaque vergue porte une voile carrée (misaine, hunier fixe et hunier volant sur La Boudeuse ) et dispose de deux « bras » pour la manœuvrer, à tribord et à bâbord.
  • Brion : Partie avant du navire à la jonction de l’étrave et de la quille.

Cabillot – Fusée de vergue

  • Sans-titre---27Cabillot : pièce de bois ou de bronze d’une trentaine de centimètre de long, servant à tourner les « manœuvres » des voiles, autrement dit à maintenir fixés au navire les différents types de cordages de ces voiles (drisses, amures, écoutes et cargues). On tourne ces cordages trois fois en huit autour d’un cabillot pour les fixer correctement, sans terminer par une demi-clef afin de pouvoir les larguer en urgence en cas de besoin. Les cabillots, amovibles, sont placés dans des râteliers comportant autant de trous qu’il y a de cabillots. Sur La Boudeuse, il y a près d’une centaine de cabillots pour « tourner » autant de « manœuvres ». Afin d’aider à la mémorisation des cabillots, vu leur nombre important, ces derniers portent généralement des plaquettes indiquant leur fonction. Par exemple : « cargue bouline tribord de hunier volant », « drisse de grand voile », « amure bâbord de misaine », « guide de pic tribord d’artimon », etc.
  • Cambuse : magasin à vivres. En d’autres termes, partie du navire où sont stockées les réserves principales de nourriture. Sous la surveillance du « cambusier » ou du commissaire de bord…
  • Cargue : manœuvre courante (cordage) servant à ramener une voile carrée sur sa vergue (ou un autre type de voile sur son mât ou son étai –pouvant alors être dit aussi « hâle-bas » ou « hâle-au-mât » ) avant qu’elle ne soit serrée (ferlée). Sur une voile carrée comme la misaine ou les huniers, il existe plusieurs types de cargues selon le point de la voile où elles se trouvent : cargue point (relevant les points d’écoute ou d’amure) cargue fond (relevant la bordure et dîtes « cargue fond en dedans », « cargue fond milieu » ou « cargue fond en dehors » selon leur positionnement sur cette bordure de la voile) cargue bouline (relevant la chute de la voile). Au moment de carguer une voile (autrement dit de la supprimer du plan de voilure utilisé à ce moment-là) il est bon de « peser » (d’utiliser) toutes les cargues en même temps pour la rapidité de la manœuvre, ce qui demande beaucoup de matelots de pont (six rien que pour un hunier.) On peut peser les cargues alternativement en cas de manque de personnel. Dans l’ordre inverse, on « largue » les cargues avant d’envoyer la voile.
  • Choquer : donner du mou à un cordage, le laisser filer doucement ou jusqu’à un certain point. Ne pas confondre avec « larguer » qui est choquer en grand… A l’inverse, pour reprendre un cordage, on le « borde ».
  • Clin foc : premier foc sur l’avant du navire. Il est suivi sur son arrière par le foc, le faux foc, le petit foc ou le grand foc selon le type de navire et sa taille.
  • Coupée : ouverture dans le pavois ou la lice, permettant de monter à bord.
  • Culer : équivalent de reculer.
  • Drisse : manœuvre courante (cordage) servant à hisser une voile par son « point de drisse ».
  • Sans-titre---48Dunette : partie arrière (généralement surélevée et à l’air libre) d’un navire traditionnel comme un trois-mâts. Lieu où se trouve le plus souvent le gouvernail sur ce type de navire. C’est alors sur la dunette que se trouve les timoniers et les chefs de quart.
  • Ecoute : cordage servant à border une voile, c’est-à-dire à la régler par rapport au vent. Il s’agit d’une manœuvre courante puisqu’elle est mobile.
  • Encalminé : Etre immobilisé faute de vent.
  • Enfléchures : Echelles de cordes disposées dans les haubans pour grimper au plus haut de la mâture.
  • Etais : Câbles d’acier soutenant les mâts dans le sens longitudinal (contrairement aux haubans qui soutiennent les mâts latéralement). Il s’agit de manœuvres dormantes puisqu’elles demeurent fixes. Des voiles sont souvent « endraillées » sur les étais.
  • Etrave : Partie avant de la coque, la première à fendre la mer.
  • Foc : Voile d’avant. Sur un trois-mâts comme La Boudeuse, seconde voile d’avant après le clin foc. Tous les types de focs sont des voiles latines, c’est à dire à trois côtés.
  • Fusée de vergue : Partie des vergues les plus à l’extérieur. C’est là que sont fixées les pantoires des bras servant à manœuvrer les vergues.

Gabier – Lof pour lof

  • Gabier : Matelot spécialisé dans la manœuvre de la voilure, notamment dans la mâture.
  • Sans-titre---34Galhauban : Type de hauban (servant à soutenir les mâts latéralement) allant de la tête du mât au pont. Un hauban va du milieu du mât au pont, et un bas-haubans du bas du mât au pont… Les différents types de haubans peuvent être fait, soit de câbles d’acier de fort diamètres que l’on « raidit » à l’aide de ridoirs pour assurer la rigidité de la mâture, soit de solides cordages qui se règlent non plus avec des ridoirs mais avec des cap-de-moutons.
  • Gréement courant : Il s’agit, dans le gréement d’un navire, de l’ensemble des cordages ou câbles d’acier qui sont mobiles.
  • Gréement dormant : Il s’agit, dans le gréement d’un navire, de l’ensemble des cordages, câbles d’acier, poulies et autres, qui restent fixes.
  • Gréement de lougre : Gréement équipant les lougres qui sont des navires à deux ou trois mâts portant des voiles au tiers.
  • Guindeau : Treuil horizontal (contrairement au winch et au cabestan qui sont verticaux) servant à remonter (virer) les ancres.
  • Hunier : Voile carrée placée au-dessus de la basse voile d’un phare carré.
  • Hunier Fixe : Sur La Boudeuse, voile carrée placée au-dessus de la voile de misaine (sur le mât avant).
  • Hunier volant : Voile carrée placée au-dessus du hunier fixe.
  • Loch : Appareil servant à mesurer la vitesse du navire. Le loch peut être à main ou électronique (sur un GPS)
  • Lof pour lof : Se dit pour un virement au vent arrière.

Maroquin d’artimon – Roof

  • Maroquin d’artimon : Un maroquin est un étai reliant deux mâts en hauteur pour aider à la rigidité de la mâture. Le maroquin d’artimon relie le mât du même nom au grand mât.
  • Mât d’artimon : Mât arrière sur un trois-mâts.
  • Misaine : Basse voile carrée disposée sur la basse vergue du mât de misaine. Le mât de misaine est le mât le plus à l’avant du navire sur un trois-mâts.
  • Pantoire : Manœuvre dormante servant de rallonge à une manœuvre courante.
  • Pavois : Partie supérieure de la coque protégeant le pont.
  • Petit largue : L’une des allures du voilier, proche du vent de travers.
  • p3Phare carré : Se dit de la voilure d’un mât portant une série de voiles carrées (trois au minimum, six au maximum). Par exemple, le phare carré du grand mât d’un trois-mâts peut porter du bas vers le haut : grand voile, hunier fixe, hunier volant, perroquet, cacatois et contre cacatois.
  • Pomme de mât : Se dit pour la partie la plus supérieure d’un mât.
  • Prendre la cape : Manœuvre (souvent complexe sur un trois-mâts) consistant à immobiliser un voilier malgré le vent, en mettant notamment certaines voiles à contre (on dit alors « masquer » les voiles). On peut prendre la cape (on dit aussi « mettre en panne ») pour diverses raisons : sauver un homme tombé à la mer, se mettre en attente, ou protéger le navire de la tempête.
  • Râtelier de mât : Large pièce de bois disposée en U sur le pont, aux pieds des mâts. Ces râteliers sont percés de trous dans lesquels sont disposés les cabillots sur lesquels sont « tournées » les manoeuvres courantes (écoutes, cargues, amures et autres drisses).
  • Râtelier de pont : Large pièce de bois longitudinale disposée le long du pavois au niveau des mâts, portant les cabillots qui ne peuvent être placés sur les râteliers de mâts.
  • Ris : Plis dans les voiles servant à en diminuer la surface quand le vent forcit. Sur La Boudeuse, la grand voile est à deux ris et l’artimon à un seul ris.
  • Roof : Partie des habitations surélevées au dessus du pont.

Safran – Winch

  • Safran : Partie plane du gouvernail située sous l’eau et servant à diriger le navire.
  • Sextant : Appareil optique permettant de relever la hauteur d’un astre au-dessus de l’horizon et de calculer à partir de là la position du navire.
  • Trinquette : Voile d’avant (donc voile de type « latine ») située juste derrière le foc et amurée (fixée) au mât de beaupré. La trinquette peut être « bômée » ou non, c’est à dire posséder ou non une bôme pour rigidifier sa bordure.
  • Sans-titre---17Vergue : Espar (pièce de bois) perpendiculaire à un mât sur lequel est fixée une voile carrée (misaine, hunier, perroquet, cacatois)
  • Voile à corne : Type de voile à quatre côtés possédant à la fois une bôme sur le bord inférieur et un pic sur le bord supérieur et prenant le vent de manière latérale. Souvent lourde à manœuvrer…
  • Voile carrée : Type de voile à quatre côtés fixée uniquement sur une vergue et prenant le vent de manière longitudinale. Les voiles de misaine, de hunier ou de perroquet sont des voiles carrées. Généralement plus faciles à manœuvrer que des voiles à cornes…
  • Voile latine : Type de voile à trois côtés. On trouve ces voiles sur les étais de l’avant d’un grand voilier ou entre ses mâts.
  • Winch : Petit treuil vertical servant à border ou manœuvrer des cordages comme les écoutes ou les drisses à l’aide d’une manivelle.

 



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