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Journal de bord

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05
jan
2010

Journal de bord N° 009

21:01 Par .

Journal de bord N° 009

(Paris – Montparnasse)

Par Bernard Wolfrom

Responsable de la base arrière

Le lieu d’où j’écris mon journal va être certainement moins exotique que les lieux évoqués dans les précédents journaux de bord… quoique; si je dis « Mandriva » ça peut surprendre.

C’est pourtant tout les jours, enfin presque tous les jours, et parfois la nuit que je me scotche à ce « Mandriva ». Mais rien que du très normal, c’est le nom de la distribution Linux de mon ordinateur portable. Exotique disais-je.

L’ordinateur… c’est l’Outil de travail; celui qui facilite notablement les échanges avec le bord. Les questions, les avis, les instructions, sont incroyablement accélérés grâce à cette incarnation de technologie moderne.

2 ordinateurs, un système de téléphonie par satellite et dans des échanges devenus trop faciles, on consomme de la vitesse comme on consomme de la vie, sans vraiment se rendre compte qu’elle passe. Quasiment du temps réel.

Julia Du Rietz m’envoie une photo ? Patrice Franceschi rédige une actu ? Dans l’heure le site peut être renseigné et le lecteur satisfait.

Une carte électronique fait défaut à bord ? Une personne à contacter ? Peu de délais entre la requête et l’action.

La Boudeuse est cependant dans un temps d’action-réflexion bien différent de ce que nous pouvons vivre ici à terre où, dans notre faim d’immédiateté, de réponses instantanées voire prémachées par un moteur de recherche ( que nous n’explorons -le terme n’est pas anodin ici- finalement que rarement au delà même de la première page, faisant ainsi aveuglément confiance à un algorithme dont nous ne détenons pas les secrets ) qu’il advient que nous avons parfois un peu de mal à concevoir le terme même de délai.

D’autre part la perception de l’urgence n’étant pas la même, et pour cause, et c’est normal, le travail de la base arrière requiert beaucoup d’autonomie de décision.

Souvent je me pose la question: comment faisaient-ils quand il fallait un an pour se rendre aux antipodes ? Ceci dit à l’époque, bien souvent les chefs restaient à terre et l’autonomie partait avec les bateaux.

Et quoi… que je deviendrais-je sans nouvelles du bord ? Je suis comme vous, très humblement, il me faut ma dose d’info tous les jours. Qu’un caprice informatique égare les octets, qu’une fenêtre logicielle ne veuille pas s’ouvrir à bord, qu’une panne insidieuse se moque des hommes …. bref quand les électrons ont des difficultés à transiter par satellite et bien je dois bien patienter moi aussi.

La patience, parlons en , il en faut à tous ces gens que je sollicite, sans relâche, et sans hésiter en plus, et sans arrêt de surcroît. Moi qui ne sais rien excepté, peut-être, « ne pas savoir », je sais quand même que je leur dois beaucoup et je vais en profiter pour les remercier ici très très sincèrement.

Quels qu’ils ou elles soient. Toutes celles et tous ceux qui m’ont donné un coup de main.

Ils n’ont pas leur photo sur le site internet eux qui le plus simplement du monde et avec beaucoup de simplicité, de gentillesse, de pertinence m’apportent, que dis-je m’offrent, leur aide, souvent spontanément.

Impossible bien évidemment de citer tout le monde, mais quand même … ainsi Béatrice de l’URSSAF qui débroussaille/ éclaire une situation disons un peu hors-norme ; Lucinda, Sylvie, Ezter ou Camille du cabinet MBV qui trient / classent / rangent factures et fiches de paie et aussi les gens de l’ENIM qui m’ont reçu à l’improviste et aiguillé dans un dédale administratif auquel je ne connaissais rien, et ce monsieur de la CCI pour une histoire de carnet ATA… Et une mention pour Pascale Soncini de BNP Paribas sans qui vous n’auriez pas -entre autre- sur ce même site la position du navire aussi souvent, y compris le dimanche, y compris pendant ses congés.

Ce ne sont là que quelques exemples de gens qui, au quotidien, me facilitent la tâche et par là celle du bateau.

Pour un homme au front, combien en support ?

Sans gloire mais pas sans mérites.

Équipiers à leurs façon, tous cherchent et trouvent avec coeurs, compétence et imagination des solutions aux souvent assez inhabituels problèmes que pose une communauté aussi atypique que La Boudeuse.

Tous ont adopté le navire, et son équipage, et s’enthousiasment pour ses missions à tel point que dorénavant c’est un peu leur rêve, celui dont parlait Filippo Mennuni dans son journal (le N° 007). Voir le bien qu’ils font à bord les réjouit, une photo de manoeuvre est leur récompense.

Et ça me touche.

Comme me touchent les gens dont le regard brille en visitant le navire, ces salariés fiers que leur entreprise soit partenaire, ceux qui rêvent assez pour faire acte de candidature, même s’il est bien évidemment impossible d’accueillir tout le monde et que le niveau d’aptitude requis à bord est très élevé.

Démonstration, une fois encore, de l’assertion de Jean Bodin au 16ème siècle « il n’y a richesse, ni force que d’hommes ».

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La position du navire :

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31/07/2010